Technique d’écriture

Si, vous aussi, la plume vous taquine ou plus simplement, la curiosité vous titille de savoir les coulisses de l’écriture, ci-dessous quelques principes de base.

Tout commence par l’histoire

Bâtir l’intrigue, en partant de la note d’intention, comme pour l’écriture d’un scénario de film et en ayant LA FIN, le dénouement en tête, dès le départ. Plus facile pour émailler la tension au fil du récit.

Identifier le genre de récit que l’on veut écrire : nouvelle, roman, conte, scénario, pièce de théâtre, etc. (les différents genres avec leurs techniques et structures propres)

Construire ses personnages, principaux et secondaires.

L’écriture à proprement… parler ?

Travailler son style en jouant sur les figures de style de la langue française. La litote, l’oxymore, la périphrase, la métaphore, etc.

Ecrire de bons dialogues, en mode direct et/ou indirect, en définissant la parlure de chaque personnage (les tics de langage).

Varier les plaisirs des mots, en évitant les lieux communs, les verbes trop usités (faire, être, avoir, mettre, etc.), élargir et affiner son vocabulaire.

Exemple : savez-vous la différence entre “convaincre” et “persuader” ?

Réponse : convaincre a une connotation intellectuelle (je convaincs avec une argumentation, un raisonnement) tandis que persuader se réfère à l’émotionnel (je persuade en jouant sur un sentiment de culpabilité ou l’excitation d’obtenir quelque chose)

Un bon outil, Antidote également correcteur d’orthographe et de syntaxe.

La ponctuation ou comment ne pas se tromper sur l’usage des guillemets, des points de suspension, etc.

Les descriptions. Comment décrire une scène, un paysage, un personnage de belle manière pour que le lecteur soit à la fois enchanté par le texte et transporté dans l’histoire, avec l’impression qu’il y est. Jusqu’à quel détail faut-il aller ?

>>> Un bon exercice est de décrire un monument célèbre sans le nommer.

Enfin, les subtilités littéraires

Maintenir l’intérêt, le suspense, la tension tout au long de son récit pour ne pas lasser le lecteur.

Se glisser dans la peau d’un odieux personnage. Pas facile de défouler sa noirceur dans un tueur en série, un raciste, un manipulateur. Il faut puiser dans ses blessures ou ses peurs.

Trouver un sujet puissant en puisant dans ses racines. Pour écrire une histoire passionnante, il faut être passionné(e) par le sujet. Souvent, il est niché au creux de nos racines, de nos émotions.

Travailler la matière première de ses émotions. Comment éviter le pathos ou agresser le lecteur en livrant son témoignage. Rien ne vaut la transposition. Changer le décor, les personnages, le contexte et ne garder que l’émotion pure.

Choisir le style ou trouver son style, en s’amusant à changer de genre littéraire. Transformer une pièce de théâtre en nouvelle, une chanson en parodie.

L’art de bien commencer ou comment capturer le lecteur dès la première phrase. Dans un roman, on dit que cette première phrase est déterminante. D’ailleurs, beaucoup d’auteurs l’écrivent une fois leur livre écrit.

Quelques exemples célèbres

Les exercices de style de Raymond Queneau, où une même histoire est déclinée 99 fois de manière chaque fois différente.

Le roman lipogrammeGeorges Perec avec “La Disparition”, sans la lettre “E”.

Les poèmes fondus : le mariage de deux textes qui, par magie, devient un nouveau texte étonnant. L’une des reines de l’exercice s’appelle Amélie Charcosset avec sa page Facebook “Fondu.e.s de fondus“. Son site “Le thé est encore chaud“, elle anime des ateliers d’écriture.